Un renard roux est allé gambader dans le secteur Saint-Joseph-Artisan. Bien qu’il s’agisse d’un animal sauvage, la situation n’a rien d’anormale selon Carl Lefebvre, agent de la protection de la faune au bureau de Valleyfield.
Isabelle Bruyere a saisi la photo de l’animal alors qu’il se trouvait sur la rue Meloche le 4 janvier. «La petite faune, comme les renards roux, les bernaches ou les marmottes est quand même présente à Valleyfield, explique-t-il. C’est très probable. Non loin de là, derrière l’usine Owens Corning, on voit une belle faune. »
Un autre endroit où les petits animaux sont visibles et actifs est la bande du canal, non loin du supermarché Métro.
Le renard roux est un animal opportuniste. S’il s’est approché en zone plus urbaine, c’est sûrement en raison de son appétit. «C’est un animal très méfiant et très rusé, ce qui explique l’expression «rusé comme un renard», mentionne M. Lefebvre. Il se nourrit surtout de mulot, d’oiseau ou de petits écureuils. Mais si l’animal a faim, il peut s’approcher s’il a une odeur alléchante. »
Il peut avoir suivi une proie ce qui l’a amené près des résidences. Sinon, les citoyens qui nourrissent leurs chiens ou chats à l’extérieur de la résidence peuvent, inconsciemment, attirer les renards à proximité. L’agent de la protection de la faune invite d’ailleurs a cessé cette pratique.
D’autant plus que si le félin ou le chien est assez petit, le renard roux pourrait être incité à s’en approcher. Malgré tout, le renard ne restera pas en quartier résidentiel; il rejoindra un endroit plus calme et plus près de son garde-manger naturel.
Il ne devrait pas être une menace pour l’humain. «Il n’y a rien d’alarmant, insiste Carl Lefebvre. Toutefois, si l’animal à un comportement louche, à savoir de la difficulté à se déplacer, de l’écume à la bouche ou semble malade, c’est à ce moment qu’on doit contacter les agents de protection de la faune. »
