La Ville était belle, les touristes nombreux, l’occasion de réaliser des affaires en or pour les commerçants. Une chose manquait à l’appel, soit de l’animation sur la rue Victoria.

Si l’an dernier des sauts en motocross avaient retenu l’attention de milliers de spectateurs, pour l’édition 2016, les gens présents dans le centre-ville ont eu l’occasion de voir des bateaux de plaisance, de prendre des photos de leur visage derrière un décor de bois ou d’essayer un simulateur de moto au coût de 20 $ pour deux minutes. Par chance, les enfants ont réussi à être divertis par le seul kiosque d’animation sur la rue, soit le commerce «Mon p’tit clown aux ballons».

Du côté de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, Marie-Claude Côté mentionne qu’il était question d’une année de transition. «Le budget n’était pas au rendez-vous, dit-elle. Comme la direction des régates souhaitait attirer les gens dans le parc Sauvé, la zone famille a été aménagée à l’intérieur plutôt que sur la rue Victoria. Par contre, il y a eu la journée spéciale familiale du vendredi qui offrait des accès gratuits au site pour les parents accompagnés d’un enfant. Ceci était offert par les Régates de Valleyfield.»

Pour 2016, le but n’était donc pas de rendre la rue Victoria festive. «Cela aurait coûté environ 30 000 $. Par le passé, il y a eu des budgets spéciaux pour avoir des manèges et beaucoup d’animation, mais cette année, la Ville n’a pas pris la charge financière pour cela donc, il n’y a pas eu de participation gratuite comme par le passé pour les citoyens.»

Commerces fermés

Si les touristes étaient nombreux, l’offre de service n’a pas été présente tout au long du week-end. Le dimanche, plusieurs clients potentiels se sont rivés le nez sur des commerces fermés. «Nous n’avons pas le contrôle là-dessus, assure Marie-Claude Côté. J’ai moi-même vu des clients rebrousser chemin, car des commerces étaient fermés. Je sais que certains commerçants ont subi des pertes lors de l’averse du vendredi donc, cela a peut-être freiné les ardeurs des marchands pour le reste de la fin de semaine.»