Depuis le 30 septembre 2016, les patients hospitalisés aux 7e et 8e étages de l’Hôpital du Suroît doivent s’hydrater avec de l’eau embouteillée puisque des tests doivent être effectués sur le système d’alimentation en eau de ces étages.
Depuis mai dernier, une vingtaine de personnes hospitalisées sur ces deux unités de soin ont contracté la bactérie EPC, une bactérie multi-résistante. «Il y a eu une vingtaine d’usagers colonisés, c’est-à-dire, qu’ils sont porteurs de la bactérie, mais aucun n’a développé d’infection, précise Philippe Besombes, directeur qualité et soins infirmiers et prévention des infections à l’Hôpital du Suroît.
Afin de remédier rapidement à la situation, le CISSS de la Montérégie-Ouest en collaboration avec la Direction de la Santé publique de la Montérégie ont développé et mis en place un plan d’action. «Il y a eu la mise en place d’une nouvelle méthode de désinfection des lieux physiques (chambres et corridors), des tests de dépistage et isolement des usagers colonisés, la révision des processus de nettoyage et désinfection des équipements, un plan d’action spécifique concernant l’hygiène des mains (usagers et employés) et l’évaluation du réseau d’eau des 2 unités», fait savoir M. Besombes.
Ainsi, par mesure préventive, il y a eu un arrêt de la consommation d’eau sur les étages 7 et 8. Des affiches ont été placées à proximité de tous les points d’eau pour s’assurer que personne ne les utilise et des bouteilles d’eau sont distribuées à l’usage des patients, des visiteurs et des employés.
«Dans le cadre du plan d’action, nous procédons, depuis le 30 septembre dernier, à des tests d’analyse poussés sur le système d’eau (tuyaux, robinets, dispositifs anti-refoulement) des étages 7 et 8 afin de vérifier si ce dernier n’est pas la source de contamination«, ajoute M Besombes en précisant que les analyses préliminaires n’indiquent pas la présence de bactérie dans le système d’eau.
Par mesure préventive, le CISSSMO attend le rapport final avant de rétablir la consommation d’eau sur ces étages.
«Il n’y a pas eu de cas de colonisation nosocomiale à cette bactérie depuis 2 mois au 7e étage et depuis 4 mois au 8e étage, ce qui témoigne de l’efficacité des différentes mesures qui ont été prises. À noter que l’eau est consommable dans le reste de l’hôpital», mentionne pour sa part Jade St-Jean, conseillère en communication et aux relations avec les médias au CISSSMO.
