Alexandre Picard voue un grand respect pour l’éthique de la pêche et il ne conserve jamais les achigans qui mordent à l’hameçon. «La remise à l’eau change tout. Il m’est arrivé de prendre le même achigan trois fois. Le poisson avait une cicatrice sur la mâchoire», raconte cet habitué de la pêche sportive.
Gagnant de 3 tournois amateurs, Alexandre exerce sa passion avec les équipements «dernier cri» conçus selon les plus récentes technologies. Ses cannes à pêche de marque Okuma, fabriqués en matières composites, valent plus de 400 $ la copie. «C’est cher mais beaucoup plus léger et on peut lancer la ligne plus loin», explique celui qui en possède 4 et un sac rempli de mouches pour assouvir son désir de pratiquer la pêche.

Le résident du secteur Grande-Ile sillonne les eaux au côté de son père dans un bateau de pêche d’une longueur de 21 pieds ou bien il se déplace par ses propres moyens pour tendre la ligne sur les rives du fleuve. «Le bateau a un moteur électrique et le bruit est très faible. C’est mieux quand il y a peu de vent. Les poissons sont plus actifs», élabore le jeune pêcheur.
Comme à chaque année, Alexandre Picard ira voir chaque pesée du «Berkley B1», le week-end prochain, avec l’espoir de vivre éventuellement son jour de gloire à l’événement comptant pour le championnat canadien de pêche professionnelle.
