Le Noir et Or a fait écarquiller bien des yeux cette saison. Compétitif jusqu’au sifflet final, le Bicolore a démontré qu’il était au bon endroit en division 2.
Patrick Lauzon n’en démord pas. Son équipe [fiche de 8-1 et défaite par 6 points en demi-finale], a prouvé sa valeur à toute la communauté football.
«On a démontré que le Noir et Or était une organisation solide, confie l’entraîneur-chef. On n’a jamais voulu que figurer en division 2. On savait qu’on était à notre place et qu’on serait compétitif. »
Au-delà des joueurs, Lauzon est heureux de compter sur un comité de gestion efficace. Il se dit aussi privilégié de compter sur un groupe d’instructeurs de qualité.
Des arguments qui font du sens au moment de recruter des futurs joueurs. «Quand les joueurs ont un choix à faire, ils regardent d’abord leur choix académique à savoir si le Collège offre leur programme. Après, tu regardes la structure football. Il y a des programmes qui vivent sur de grandes réputations qui ne possèdent pas notre qualité de coachs et je dis ça sans gêne», indique Patrick Lauzon.
Gagner en profondeur
L’entraîneur-chef dit n’avoir profité que de deux jours de congé depuis août. Il aurait volontiers travaillé 75 heures cette semaine pour préparer la partie finale.
Après un court repos, il se mettra sur la tâche pour combler la perte d’une quinzaine de vétérans qui ont complété leur stage collégial.
«On doit augmenter notre profondeur. Pas tant en quantité qu’en qualité, mentionne Lauzon. En division 2, c’est une longue saison de neuf parties sans semaine de congé. On veut additionner des étudiants-athlètes qui veulent réussir sur les plans académique et sportif. Pour les étudiants qui correspondent à leur profil, Valleyfield est leur place. »
Les trois secondeurs partants quittent et la ligne défensive perd également des plumes. Valleyfield perd aussi trois receveurs d’impacts et souhaite toujours grossir sa ligne offensive.
On cherchera aussi à trouver un quart-arrière pour appuyer Kelley Brossard qui relèvera Alexandre Jacob-Michaud l’an prochain. «On n’aurait pas été mal pris si on avait eu à utiliser Brossard davantage. Tous ont vu son talent pour courir, a indiqué Lauzon. Il en a autant pour lancer le ballon. »
