Bien que considérée comme panoramique, la portion ouest du boulevard du Havre sert souvent de raccourci pour de nombreux automobilistes dont la vitesse surpasse la limite de 30 km-heure en vigueur dans ce secteur.

C’est ce qu’a dénoncé un résident du secteur, Mario Poulin, à la période de questions de l’assemblée du conseil municipal, le 10 février. Celui-ci était déjà intervenu à ce sujet il y a deux ans, sans toutefois que le problème ait été résolu depuis.

D’ailleurs certains chiffres datant de 2024 mentionnés par M. Poulin révèlent qu’environ 2000 véhicules empruntaient ce lien et on estime que 15 % de ceux-ci excédaient la vitesse de 50 km-heure.

Mario Poulin, résident du boulevard du Havre. (Photo capture d’écran)

« Malgré le panneau-radar et les balises installées devant chez moi, la majorité des automobilistes continuent à rouler à plus de 50 km-heure alors que la limite est de 30 km-h. Ça n’a pas de bon sens », a mentionné M. Poulin, en demandant l’installation de dos d’âne à cet endroit.

Il a rappelé que deux dos d’âne ont été installés sur le boul. Bord de l’eau, à l’est de Mgr-Langlois, et 6 autres à l’ouest de la même artère.

Le conseiller du district Georges-Leduc, Jean-Marc Rochon, a appuyé les dires du citoyen en indiquant que le problème sévissait particulièrement aux heures de pointe, alors que plusieurs automobilistes empruntent cette voie pour éviter les feux de circulation du boulevard Mgr-Langlois.

Le maire Miguel Lemieux a fait valoir que des demandes pour l’installation de dos d’âne parvenaient en grande quantité aux instances municipales et que celles-ci ne pouvaient être comblées en totalité.

Il a indiqué que le boulevard Bord de l’eau était le seul endroit où des dos d’âne étaient installés à plusieurs endroits, en raison d’une problématique particulière à cet endroit. « Je ne pense pas que les gens voudraient avoir des dos d’âne sur chacune des rues de la ville. »

Le dossier n’a pas encore été soumis au comité de circulation, a fait savoir le conseiller Jean-François Giroux, membre du comité. Celui-ci a toutefois mentionné qu’il fallait en arriver à trouver un juste milieu face à ce genre de problématique de circulation.

Quant à la présence policière, les propos émis par les divers intervenants laissent croire qu’elle n’est pas fréquente, encore moins aux heures de pointe.

M. Poulin a dit espérer que le problème soit considéré avant qu’un drame ne se produise à cet endroit.