Le sondage commandé par Salaberry-de-Valleyfield permet de constater que les citoyens ont une perception mitigée de leur centre-ville. Ils en sont toutefois fiers et souhaitent le voir s’animer. La Ville est à l’écoute et entreprendra dès cet été un plan pour revitaliser le secteur.

«C’est enthousiasmant, parce que c’est un projet qui nous permet vraiment de faire un pas de géant pour animer le centre-ville, a indiqué le maire Miguel Lemieux au terme de la présentation le 19 février au Club nautique. Il faut le rendre dynamique et lui permettre d’atteindre son plein potentiel.»

Il ne s’agit pas de la première démarche pour dynamiser le centre-ville. Plusieurs suggestions ont été proposées au fil des ans.

Mais 2026 serait le début d’un «chantier en étapes» pour optimiser la vitalité économique et récréotouristique qui s’y trouve.

«S’il y a une chose que les Campivallensiens sont fiers c’est en particulier leur centre-ville et tout le monde rêve de le voir animé, a poursuivi le maire. On sent qu’il y a vraiment un désir de la population. Il y a aussi une volonté claire du conseil. »

Une fierté qui pourrait dépasser les frontières de la Ville en est confiant Miguel Lemieux. «Le jour où les gens vont découvrir qu’il y a ça à 60 km de Montréal, ils font revenir chaque fin de semaine et faire vivre nos commerces.»

De l’eau et des parcs

On retrouve dans ce centre-ville deux éléments forts, soit l’eau et la verdure, des raretés a exprimé Cendra Percy de la firme Rues Principales.

Cinq zones ont été identifiées – pôle événementiel, les terrasses, le parc, le pôle ludique et le pôle nautique. La proposition est d’y trouver une ambiance propre, mais qui agit en continuité dans son ensemble.

Le vieux canal est appelé à se transformer et proposer de nouvelles attractions. (Photo : Belleville Placemaking)

La plan est d’y aller par étapes et de valider les idées qui ont le plus de succès avant d’en faire des changements permanents.

Mme Percy a résumé l’impact que peut avoir un centre-ville animé sur le reste de la communauté. «C’est l’âme, c’est le cœur, c’est l’histoire, a résumé la coordonnatrice principale de projets chez Rues Principales. C’est toujours là où ça se passe. C’est la rue principale. L’idée de faire vivre où on est. Sans cœur, c’est dur d’avoir une identité en fait.»

Déjà en action

Dans la présentation, on retrouvait des suggestions comme la réduction des voies de circulation sur une portion de la rue Victoria, l’ajout de verdure ou des modules flottants pour permettre aux gens de se prélasser sur le site.

«Malgré tout, il n’y a rien d’extrêmement coûteux là-dedans, a soumis le maire. On est vraiment dans l’expérientiel. Dans des aménagements qu’on peut se permettre. On peut donc se permettre de rêver. Il faut juste faire comprendre le concept au plus grand nombre de personnes possible.»

Déjà cet été, la rue du Marché, entre Nicholson et Saint-Thomas, sera fermée à la circulation automobile de la Saint-Jean-Baptiste à la fête du Travail. Les commerçants du secteur vont s’unir pour créer une ambiance à cet endroit.

Des ruelles seront décorées et des intersections peintes pour ajouter de la couleur au secteur.

Un appel de projets sera aussi bientôt lancé pour la résidence située à côté du restaurant McBroue, un site propice pour un restaurant ou un bar a suggéré M. Lemieux.

Des terrasses flottantes et une offre de restauration/crèmerie dans le chalet du parc Sauvé font l’objet des propositions pour dynamiser le centre-ville. (Croquis : Belleville Placemaking)

Mobilité et stationnement

Le défi majeur demeure celui de l’accès a reconnu Mme Percy. Le rapport témoigne que le centre-ville n’est pas connecté avec le reste de la ville en termes de mobilité active.

Un potentiel à exploiter surtout qu’on peut arriver sur Victoria par des voies terrestres, mais aussi maritimes.

Toutefois, le constat est qu’il y a trop de voitures au centre-ville. Notamment en transit sur Victoria. Le maire Miguel Lemieux a averti les automobilistes que certains d’entre eux auraient éventuellement à modifier leur itinéraire.

Aussi, la perception est fausse de croire qu’il manque de stationnement selon l’étude de Rues Principales. On retrouverait environ 1000 cases pour garer sa voiture au centre-ville. L’enjeu est d’utiliser la bonne place, au bon moment, selon ses besoins.

La Ville est d’ailleurs à mettre en place un système numérique pour le soutien au stationnement.