Les 40 ans de la Corporation de développement communautaire Beauharnois-Salaberry soulignés récemment sont l’extension d’un siècle de services de santé et de services sociaux dispensés précédemment à Salaberry-de-Valleyfield. Une histoire de solidarité que présente l’ex-journaliste Yvon Boucher dans un document de recherche de 140 pages.

Diplômé en sociologie, Yvon Boucher a été journaliste au Progrès de Valleyfield et au Soleil du Saint-Laurent avant d’amorcer, en 1975, une carrière à titre d’intervenant psychosocial au CLSC Seigneurie-de-Beauharnois. Depuis 50 ans, il a été un acteur et un témoin du développement du réseau communautaire de la région.

La somme d’information colossale qu’il a colligée a été rendu possible, dit-il, grâce notamment à la richesse des informations puisées dans les journaux régionaux, et plus particulièrement dans Le Progrès de Valleyfield, La Gazette de Valleyfield, Le Soleil du Saint-Laurent, Le Soleil de Salaberry-de-Valleyfield, Le Saint-François.

De la fondation de la ville jusqu’aux récents développements survenus au sein de la communauté, Yvon Boucher fait état des faits et des transformations qui s’y sont produits au fil des années.

« Les 100 premières années de Salaberry-de-Valleyfield, en matière de services sociaux, ont été dictées, dans le contexte historique et social qui prévalait à cette époque, par les autorités du diocèse et des congrégations religieuses qui, avec le soutien de milliers de bénévoles, ont posé des gestes de bienveillance au nom de la charité chrétienne, rappelle-t-il. Cette valeur chrétienne qu’est la bienveillance était fondée sur l’idée qu’il ne fallait pas accepter l’inacceptable pauvreté des gens. En bref, l’histoire des services sociaux et du mouvement communautaire à Salaberry-de-Valleyfield est un récit évolutif, passant de l’engagement religieux à une approche intégrée. »

L’auteur évoque en détails divers dossiers marquants, notamment le développement des services hospitaliers, des communautés religieuses, ceux offerts lors de la mise en place des CLSC, les épisodes d’épidémie, des conflits de travail, les mouvements pour améliorer la santé-sécurité, le traitement des problèmes de santé mentale, pour ne nommer que ceux-ci.

Photo d’un défilé de la Jeunesse étudiante catholique, section féminine (JECF) à Salaberry-de-Valleyfield, prise entre 1937 et 1945. (Photo gracieuseté)

« Les initiatives d’entraide et de solidarité émanant des services sociaux et du mouvement communautaire ont largement contribué à faire de cette ville un milieu de vie à dimension humaine », conclut-il.

L’auteur estime que ce document s’avère d’un grand intérêt pour quiconque s’intéresse à l’histoire et au développement du tissu communautaire dans la région de Salaberry-de-Valleyfield. Le document peut être consulté sur le site web de la Corporation de développement communautaire Beauharnois-Salaberry, sous l’onglet Courant humain.