Denis Langevin, 44 ans, résident d’Ormstown, connaitra sa sentence le 12 octobre, en lien avec un cas de cruauté animale survenu le 23 mars 2015 à Saint-Polycarpe.
L’histoire de Théo, ce petit chien battu à coups de pelle et laissé pour mort sur la montée Chénier à Saint-Polycarpe, a touché la population. Lors de son arrivée à la Clinique vétérinaire de Saint-Lazare, le petit clébard souffrait d’une fracture du crâne et d’une blessure à une patte. Si l’euthanasie était envisageable, les bons soins de la vétérinaire ont fait en sorte que Théo a eu la vie sauve et qu’il poursuit désormais ses jours dans une nouvelle famille.
L’enquête policière et une photo de Théo mise sur Facebook ont permis aux policiers de retracer le maitre de Théo et de procéder à l’arrestation de son bourreau. La couronne dans ce dossier est représentée par Me Catherine Sheitoyan. Cette dernière a exposé au tribunal que Denis Langevin n’aimait pas Théo puisqu’il avait été offert en cadeau par l’ancien conjoint de son amie de cœur. «L’accusé prétend que le chien était agressif, dit la procureure. Toutefois, il affirme qu’il s’en allait donner Théo à un ami, mais il n’a pas apporté ses effets. Une fois en route, il prétend que le chien s’est sauvé lorsqu’il a voulu le faire uriner, mais, étrangement, le chien a subi deux coups de pelle que l’accusé avoue avoir donnés.»
Pour sa défense, l’avocate de Denis Langevin assure que son client regrette son geste. D’ailleurs, lors de son interrogatoire, l’employé du ministère des Transports assure qu’il est conscient qu’il a mal agi et qu’il consulte un psychologue depuis ce temps. «Si j’ai un casier judiciaire, j’aurai des contraintes dans mon travail, assure Denis Langevin en pleurs devant le juge Éric Hamel au palais de justice de Valleyfield le mardi 12 juillet. De plus, je souhaite aller en vacances avec mes enfants aux États-Unis et cela me sera impossible.»
La couronne réclame une peine de trois mois d’incarcération, une interdiction de posséder un animal pour les 10 prochaines années ainsi que le remboursement des frais de la clinique vétérinaire qui montent à 3833,47$. En défense, l’avocate souligne qu’une absolution conditionnelle à 50 heures de travaux compensatoires et un don à la Fondation Mira est envisageable.
