Plusieurs enfants caressent le rêve de piloter un hydroplane. Être le prochain Jules Leboeuf, Robert Théorêt ou Patrick Haworth. Dans le CS-7 Airspeed, Philippe Billette réalise sa destinée.
«C’est encore plus trippant que je l’imaginais», a lancé Billette au retour de Long Sault. L’idole du Campivallensien de 39 ans était Patrick Haworth. Il a toujours eu en admiration celui qui a signé de multiples victoires en carrières, dont 10 à Valleyfield.
«À ma première course, c’est lui qui faisait mes communications. Il agit comme mentor et sera mon call man pour la majorité des courses. En essai, il a essayé le bateau et m’a conseillé sur les ajustements», a dit Billette.
Éric et Réal Labelle ont aussi donné un précieux coup de main à Billette et Stéphane Joannette du CS-107 Breaking Point, un ami d’enfance et équipier. Avoir deux noms prestigieux pour l’appuyer vers son premier week-end comme pilote ont rendu Billette émotif à Long Sault. «J’ai repensé à tout l’ouvrage qui avait été fait durant les derniers mois et le plaisir d’avoir enfin mon nanane de chauffer», explique-t-il.
Une finale dans la mire
Au départ, Billette et Joannette devaient partager le volant de l’ancien Big Bad Bear. Toutefois, le Tourisque, propriété de Jean-Guy Leboeuf, est devenu disponible et a été offert au tandem.
«On élimine nos restrictions plus rapidement chacun dans notre bateau. J’aimerais bien faire une finale cette saison», souligne Billette, motivé par la performance d’une autre recrue, Claude Abbott qui a réalisé ce tour de force à Long Sault.
Justement, la classe 2,5 litres compte sur plusieurs nouveaux venus cette saison. Une situation idéale selon le pilote du CS-7 Airspeed pour maximiser le plaisir en plus d’avoir davantage de possibilités d’amener l’embarcation sur la coche.
Billette concède qui lui reste beaucoup d’apprentissages à acquérir dans le cockpit. Il se sent toutefois de plus en plus à l’aise comme le démontre ses deux troisièmes positions à Brockville.
De quoi lui permettre d’arriver confiant à Valleyfield. «Ça va être gros. Ça continue dans le rêve de ti-cul», termine-t-il.
