Mélanie Gignac, présidente de la Fédération des infirmières du Québec – Syndicat des professionnels en soins de Montérégie-Ouest (FIQ-SPSMO) a été destituée le 2 septembre alors qu’elle est soupçonnée d’avoir engendré des irrégularités dans les finances du syndicat.
Plusieurs membres ont appelé le Saint-François au courant des derniers jours et, sous le couvert de l’anonymat, ont parlé d’une fraude qui pourrait se situer entre 100 000$ et 200 000$.
«Je suis très déçue, c’est inacceptable, a dit l’une de ces voix. C’est notre argent.»
Présidente depuis 2024 de la FIQ-SPSMO, Mme Gignac aurait aussi occupé la fonction de trésorière dernièrement, selon des informations obtenues.
L’organisation syndicale a tenu trois rencontres virtuelles avec ses membres. Une assemblée générale extraordinaire durant laquelle un point intitulé «Situation préoccupante concernant la gestion financière» apparaît à l’ordre du jour.
«Malgré la gravité des irrégularités constatées, les vérifications réalisées à ce jour démontrent que le SPSMO demeure financièrement solide et en mesure de respecter l’ensemble de ses obligations actuelles et futures, a-t-il été écrit dans un communiqué. Les services aux membres et les activités du syndicat ne sont pas compromis.»
Prêt à tous les recours
«Récemment, des irrégularités dans les finances du SPSMO ont été constatées, a laissé savoir Vanessa Léger, vice-présidente RLT du Syndicat des professionnelles en soins de la Montérégie-Ouest et présidente par intérim dans une déclaration écrite. Dès l’observation de ces irrégularités, des actions concrètes ont été prises afin d’assurer la protection des intérêts des membres, des dossiers pertinents et des finances du syndicat, y compris celle de retirer tous les accès à la personne présumément à l’origine de ces irrégularités.»
«Les membres de notre syndicat ont été rencontrées afin de leur expliquer la situation, poursuit-elle. Elles seront à nouveau conviées à une assemblée générale dans les prochaines semaines. Pour le moment, nous en sommes au début de l’enquête et plusieurs questions demeurent sans réponse. Nous mettons tout en place pour que la lumière soit faite et le service de police a déjà été contacté. Pour préserver l’intégrité de l’enquête, nous ne ferons pas d’autres commentaires pour le moment.»
Dans un communiqué rendu public plus tard en après-midi, la FIQ-SPSMO indique que la situation a été signalé aux autorités policières bien que des vérifications soient toujours en cours.
«Tous les recours appropriés seront évalués et exercés, lorsque justifiés, à la lumière des conclusions de l’enquête et des vérifications en cours», apparaît-il dans une communication envoyée aux membres.
Les résultats des travaux d’enquête seront présentés en assemblée générale du SPSMO les 24 et 25 septembre.

