L’agrandissement de la caserne d’incendie de Saint-Zotique et des ateliers municipaux coûtera au moins 1,8 M$ de plus que prévu lors de son annonce en décembre 2019.

À ce moment, c’est un projet de 5,6 M$, avec une possibilité de subvention couvrant jusqu’à 60% du coût total que l’administration municipale avait annoncée.

Or, la facture a gonflé à 7,6 M$. Un litige est d’ailleurs toujours devant le tribunal puisque le chantier a dû être repensé en cours de développement. Le rez-de-chaussée, au départ annoncé comme pouvant supporter la construction d’un étage supérieur, ne disposait finalement pas de la capacité portante suffisante.

Le maire Jean-Pierre Daoust n’a pu commenter davantage la situation puisque le dossier est toujours dans les mains des avocats.

Les travaux ont donc été plus longs que prévu. L’asphaltage de la cour n’est d’ailleurs pas complété, ni le paysagement.

L’aide financière accordée se chiffre à 3 M$, ce qui correspond à un peu moins de 40% de la facture totale.

Besoins grandissants

En 15 ans, entre 2011 et 2026, la population de Saint-Zotique est passée de 6773 à 10 700 résidents. Une croissance démographique se fait toujours ressentir dans Soulanges.

Les besoins suivent cette même tendance. De deux portes de garage, la caserne en dispose désormais de six pour les différents véhicules et équipements nécessaires pour les quelque 165 interventions recensées en moyenne par année depuis cinq ans.

Au-delà des besoins, les pompiers travaillaient avec un manque d’espaces et la non-conformité aux normes de la Commission aux normes et l’éthique de la santé et sécurité au travail (CNESST).

La reconnaissance de cancers comme maladie professionnelle a mené à la mise en place de douches et de salles de décontamination dans les casernes.

La position géographique de la caserne, près de l’autoroute, facilite aussi la rapidité d’intervention sur l’ensemble du territoire.

Le maire Daoust a parlé d’une vision durable dans la démarche qui a mené à la construction du bâtiment municipal. «C’était important de voir grand», a-t-il dit.

Le maire Jean-Pierre Daoust a parlé de la nouvelle caserne qui a été réalisée avec une optique de vision à long terme. (Photo Le Saint-François : Eric Tremblay)

Temps plein et premier répondant

Dans cette optique, il a parlé de la possibilité d’avoir des pompiers à temps plein en caserne dans un horizon à court ou moyen terme.

Il y a aussi des négociations déjà entreprises afin de mettre en place un service de premier répondant dans la ville.

La convention collective des pompiers arrive à terme l’an prochain et le projet pourrait y être incorporé dans les négociations. Le but est de réduire les délais lors des interventions auprès des personnes malades.

Quant aux ateliers municipaux, le nouveau bâtiment a permis de retirer le service du noyau villageois.

L’équipe du Service de sécurité incendie de Saint-Zotique compte sur une équipe de 25 membres. (Photo Le Saint-François : Eric Tremblay)

Centre d’entraînement

Le Service de sécurité incendie de Saint-Zotique est composé de 25 personnes, à savoir 16 pompiers, dont trois femmes, quatre lieutenants, deux capitaines, deux chefs aux opérations, un directeur adjoint et le directeur, Michel Pitre.

Celui-ci était évidemment très heureux du nouveau lieu de travail pour son équipe. Lequel comprend un centre d’entraînement qui attire des pompiers de partout dans la région.

«L’importance, c’est qu’on peut vraiment donner de la formation à l’interne dans un seul lieu, a-t-il affirmé. C’est une résidence qui nous permet de vraiment vivre l’expérience dans un bâtiment.»

La caserne et les ateliers municipaux ont été inaugurés dans le cadre d’une journée portes ouvertes le 3 octobre. (Photo Le Saint-François : Eric Tremblay)