Les coupures annoncées par le gouvernement libéral de Mark Carney dans le Plan de réponse communautaire aux campements (PRCC) font réagir les élus et représentants d’organismes communautaires en itinérance.
Ces coupures du gouvernement fédéral priveront les organismes communautaires québécois de 25 millions $ à compter du 1er avril prochain, fait-on savoir dans un communiqué conjoint.
Dans la région, cela représente un manque à gagner de 267 000$ dédié à l’itinérance. On anticipe des impacts négatifs sur les services aux plus démunis dont l’accès aux haltes-chaleur, la fourniture de matériel de base, le soutien personnalisé en santé mentale et les services d’hébergement et de transition.
« Le PRCC permet concrètement d’intervenir là où les besoins sont les plus urgents. Sans ce financement, ce sont des services essentiels qui disparaissent, des équipes qui s’épuisent et des personnes qui se retrouvent sans solutions. On ne peut pas parler de lutte à l’itinérance en coupant les moyens de ceux qui la gèrent au quotidien», affirme Marilou Carrier, directrice de la Maison d’hébergement et de dépannage de Valleyfield (MHDV).
Pour sa part, la députée Claude DeBellefeuille se dit choquée par ce manque de considération du gouvernement Carney. « C’est tout simplement inacceptable, compte tenu de la crise actuelle et de la pression que vivent ces organismes et les municipalités pour faire face aux besoins des personnes en situation d’itinérance», dit-elle.
Le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux, se dit estomaqué de ce désengagement du fédéral envers les personnes en situation d’itinérance. « Alors que la crise de l’itinérance prend de l’ampleur partout au Canada, le gouvernement fédéral choisit le pire moment imaginable pour abdiquer ses responsabilités. Il doit impérativement revenir sur cette décision insensée, constate-t-il. »
Son vis-à-vis de Beauharnois, Alain Dubuc, indique que la crise du logement, doit nous amener à unir nos forces, pas à les affaiblir. «Les organismes communautaires sont des partenaires essentiels pour prévenir et répondre à l’itinérance. Les coupes mettent directement en péril notre capacité collective d’assurer un toit sécuritaire et des conditions de vie décentes à tous», assure-t-il.
De concert, les élus soulignent que les prochaines semaines seront ponctuées de faits et d’événements nous rappelant que nous devons agir avec compassion et concertation. À cet égard, ils somment le gouvernement Carney de revoir sa décision et de reconduire les sommes demandées par les organismes.


Le PRCC était une approche temporaire. Il n’y a aucune coupure comme annoncé. Le plan n’a pas été prolongé tout simplement. Dommage de voir autant de désinformation dans le Journal Saint-François. Dans la réalité, le PRCC a permis d’embauché des personnes mais n’a rien réglé sur le terrain. Il faut cesser de payer pour des comités d’intervenants qui ne mène à rien.
C’est votre version à vous. Le Journal n’a fait que rapporter les propos de personnes qui sont directement en lien avec ce genre de problèmes. Toujours facile de viser les médias.