Un lavage complet en 90 secondes, sans file d’attente : c’est la promesse d’OTO, un lave-auto haut de gamme qui a ouvert ses portes le 10 octobre sur le boulevard Monseigneur-Langlois, à Salaberry-de-Valleyfield. Il s’agit de la première succursale d’un réseau (qui sait savonner!) appelé à s’étendre ailleurs au Québec.

Le soleil était radieux pour l’inauguration, et le bâtiment flambant neuf étincelait. Sur le site, musique d’ambiance, immenses structures de ballons aux couleurs de l’entreprise et deux machines à bulles, clin d’œil tout désigné à la mousse qui attend les voitures dans le tunnel, donnaient le ton à la fête.

« Ça a été un des premiers terrains qu’on a regardés », raconte Carl Rousseau, copropriétaire d’OTO. La croissance de la ville et son achalandage routier ont fait pencher la balance : en cinq ans, la circulation dans le secteur a augmenté de près de 30 %. « Et quand tu roules beaucoup, ton véhicule est plus sale », résume-t-il. Le terrain, déjà zoné pour un lave-auto, une rareté, a complété le tableau.

Fini les files d’attente

Un lave-auto de station-service traite de 8 à 9 véhicules à l’heure. Le tunnel automatisé d’OTO, lui, peut en laver jusqu’à 120. Le secret : plusieurs stations de paiement et un convoyeur qui prend en charge plusieurs voitures à la fois.

« Qui n’a jamais rebroussé chemin en voyant quatre ou cinq voitures en ligne au lave-auto, sachant qu’il en aurait pour au moins 45 minutes d’attente? Ici, ça roule tout le temps », illustre Carl Rousseau.

L’abonnement à lavages illimités, à 35,99 $ par mois, sans contrat et annulable en tout temps, est rentabilisé après trois lavages. Les membres disposent même d’une voie réservée. Des lavages uniques sont aussi offerts, et 20 aspirateurs sont accessibles gratuitement.

Un service dédié, pas un ajout

Déjà populaire en Ontario, où certaines chaînes comptent de 5000 à 6000 membres par succursale, le modèle arrive au Québec dans un marché dominé par les pétrolières. « Souvent, le lave-auto est laissé en arrière du bâtiment, mal entretenu. Ici, c’est notre activité principale, et ça va toujours être propre », assure M. Rousseau. À voir l’édifice reluire au soleil le jour de l’ouverture, difficile d’en douter.

Malgré l’automatisation, une équipe accueille les clients, les guide sur le convoyeur et les conseille aux stations de paiement. Une quinzaine de personnes ont été embauchées, des étudiants aux semi-retraités, et une vingtaine d’emplois permanents sont prévus à terme.

Redonner à la communauté

Dès le printemps, trois organismes de la région pourront tenir un lave-o-thon nouveau genre : pendant une fin de semaine, ils recevront 50 % des revenus des lavages uniques. « Pendant la construction, on a souvent bloqué la rue et coupé l’électricité. C’est une façon de redonner aux gens de la région », explique Carl Rousseau, qui a lui-même lavé des autos pour des collectes de fonds dans sa jeunesse. Le chantier a d’ailleurs généré plus de 2 millions de dollars en contrats pour des entrepreneurs locaux.

« Nous souhaitons nous enraciner dans la communauté campivallensienne et y devenir un acteur engagé », ajoute-t-il. Une ambition scellée par la traditionnelle coupe de ruban, tenue devant l’entrée du tunnel de lavage, sous le regard fier des personnes présentes.

Et si les bulles volaient le jour de l’inauguration, l’eau, elle, ne se perd pas : le système récupère 75 % des eaux usées et est muni d’un séparateur d’huile. L’entreprise est soutenue financièrement par Remcorp, une société d’investissement 100 % québécoise.

Offres d’ouverture

Pour souligner son arrivée, OTO propose :

  • un tarif préférentiel à vie aux 500 premiers membres fondateurs;
  • un lavage gratuit à quiconque remplit le formulaire en ligne;
  • aux organismes, la possibilité de déposer une demande de lave-o-thon en ligne.

Au 1075, boul. Monseigneur-Langlois.