La municipalité de Saint-Anicet et la MRC du Haut-Saint-Laurent demandent une intervention du gouvernement afin que les appels 911 logés près de la frontière soient acheminés au centre d’appels d’urgence compétent.  

Rappelons que des enjeux de sécurité ont été observés à l’automne 2025 à Saint-Anicet. Lors d’un incendie notamment, un appel d’urgence a été répondu par une centrale située en Ontario, ce qui a engendré des délais et des soucis de communication.

«Depuis que j’ai été élue mairesse, ce dossier est une priorité pour moi, a laissé savoir Sylvie Tourangeau de Saint-Anicet. Trop de citoyens qui ont dû communiquer avec le 911 et qui n’ont pas eu le service souhaité que ce soit pour une attaque de cœur ou un incendie dans une ferme. Les secondes sont très importantes; nous ne pouvons pas tolérer la lenteur dans ce type d’urgence.»

La revendication est en lien avec la résolution adoptée le 25 septembre au congrès annuel de la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

La succession de transfert peut occasionner des délais d’intervention qui ont pu atteindre 40 minutes selon la résolution.

Les membres ont signifié leur désir que la FQM sollicite l’intervention du gouvernement québécois afin de corriger les mécanismes d’acheminement des appels 911. Par le fait même, ils demandent que les appels effectués par un appareil cellulaire ou par un service de téléphonie IP soient dirigés directement vers le centre d’urgence compétent situé au Québec.

En dernier lieu, la FQM souhaite que les fournisseurs de services informent clairement leurs clients des particularités et des limites de leurs cellulaires et de la téléphonie IP pour les appels d’urgence, particulièrement dans les territoires frontaliers.