La 22e nuit des sans-abris de Salaberry-de-Valleyfield aura lieu le 16 octobre au parc Sauvé. Sous le thème Rendre visible l’invisible, la vigile vise à modifier le regard sur la réalité de l’itinérance.

«C’est correct d’accueillir la peur; il y a des mythes à défaire», a reconnu Julie Charbonneau, organisatrice communautaire au réseau local de services du Suroît.

Marilou Carrier a abondé dans la même direction. Des citoyens ont eu des appréhensions au départ, mais l’événement de mobilisation citoyenne annuel a permis de tisser des liens dans la communauté et sensibiliser la population. «On a des bénévoles qui reviennent parce qu’ils ont vu que ce n’était pas ce à quoi ils s’attendaient», a confirmé la directrice générale de la Maison d’hébergement et de dépannage de Valleyfield.

Ce vent qui tourne, le maire Miguel Lemieux l’a aussi constaté. «La nuit des sans-abris, un de ses objectifs, c’est de faire connaître le phénomène et de parler de cohabitation, a laissé entendre le maire. Jusqu’en 2025, le nombre de plaintes empiraient à la Ville. En 2026, c’est la première fois depuis la pandémie qu’on constate une grande amélioration. Cet été, aucune plainte ne s’est rendue à moi. On va dans la bonne direction.»

Les différents partenaires et organismes ont aussi observé la curiosité des gens. Ils vont vers eux pour poser des questions, pour comprendre le phénomène.

Mobilisation

Entre 18h et 22h au parc Sauvé, les citoyens sont invités à participer à la vigile qui vise à renforcer le dialogue. Dans une ambiance de solidarité avec un objectif de sensibilisation.

Des vêtements chauds, des produits d’hygiène ainsi qu’un repas seront offerts sur place. Des performances artistiques auront aussi lieu sur la scène.