Un automobiliste impatient et visiblement intoxiqué aurait pu provoquer une véritable catastrophe samedi en pleine soirée festive au Domaine Maudit de La Belle de Coteau-du-Lac quand il a tenté de renverser des piétons et des bénévoles affectés à la signalisation.
«Nous étions affairés à la circulation pour faire traverser les gens entre le labyrinthe et les maisons hantées. Nous avions abaissé la barrière pour permettre aux piétons de traverser en toute quiétude, mais un automobiliste s’est mis à klaxonner en fou, sans arrêt. Ça n’arrêtait plus. On a donc fait patienter les piétons pour faire passer les automobilistes et c’est à ce moment qu’il a tenté de me renverser avec sa voiture», raconte une bénévole engagée pour la saison de l’épouvante à la ferme de Coteau-du-Lac.
«Une chance qu’une collègue a crié mon nom, parce que je ne serais plus ici pour pouvoir vous le raconter», ajoute en pleurs, lundi matin, celle qui désire conserver son anonymat. «L’adrénaline est débarquée entre-temps. Mais sur le coup c’était épouvantable.»
Un enchaînement d’horreur
Non content de sa manœuvre dangereuse, le chauffard a alors effectué un demi-tour pour tenter de faucher à nouveau l’employée bénévole. «Il est revenu et ma collègue a pu l’éviter une nouvelle fois. Il a tenté de nous frapper quatre fois. Des visiteurs ont alors tenté de le faire débarquer de sa voiture. On a pris son numéro de plaque avant qu’il ne réussisse à fuir», plaide celle qui a fourni une déposition dimanche matin aux policiers de la Sûreté du Québec, en plus de porter plainte.
Le sergent Louis-Philippe Ruel de la Sûreté du Québec, confirme le déroulement de la soirée. «L’évènement nous a été rapporté et avec la plaque et la description, nous avons rapidement pu procéder à l’interpellation de l’automobiliste qui a été arrêté pour avoir conduit avec les capacités affaiblies», assure le policier.
L’enquête se poursuit et l’individu fautif pourrait également faire face à des chefs de conduite dangereuse. «C’est un comportement dangereux et il pourrait être formellement accusé. D’ailleurs, des plaintes ont été déposées à la suite de nos rencontres avec les témoins», lance Louis-Philippe Ruel.
Comportements dérangeants
Si elle a su gérer ses émotions le soir même, la dame est retournée à son poste le dimanche soir, encore soufflée par les gestes de l’homme dont elle évalue l’âge dans la soixantaine. «Mais il y a encore au moins quatre chauffeurs qui ont démontré des gestes d’impatience dans la soirée. C’est inacceptable. Il y a des piétons, des employés, des bénévoles, des enfants. Les gens sont impatients», martèle la brigadière.
Au moment de mettre en ligne, nous n’avions pu parler aux dirigeants du Domaine Maudit.

