Une équipe de lutins dirigée par l’organisme Pour un réseau actif dans nos quartiers (PRAQ) a créé plus de 2000 cartes de Noël dans les derniers mois. La «Grande envolée des souhaits» représente une chaîne de bonheur qui sera distribuée dans les foyers de Salaberry-de-Valleyfield.  

Le 3 décembre à la Factrie, le PRAQ mettait la touche finale à sa manufacture de cartes. Après des mois de travail, mais surtout de plaisir, les bénévoles pouvaient constater l’ampleur de leur aventure. 

«On commence au mois d’août, a mentionné Thérèse Filiatrault. En fait, quand on va au chalet, on se permet de sortir tout ce dont on a besoin pour faire des cartes de Noël; c’est là que notre production commence.»

Avec sa sœur Nicole, elles décorent des cartes depuis quelques années. Qu’elles dirigeaient notamment à l’Hôpital pour enfants Sainte-Justine.

Elles ont pris connaissance de la «Grande envolée des souhaits» mise sur pied l’an dernier par le PRAQ et elles ont décidé de s’ajouter à l’initiative afin de redonner dans leur communauté.

«L’an passé, on a réalisé 1100 cartes, a indiqué Audrée Bourdeau, agente à la vie de quartier au PRAQ. On a décidé de doubler notre production pour amener encore plus d’émerveillement dans la Ville. Depuis octobre, on se réunit à la Factrie pour des ateliers. Mais des gens en ont produit à la maison ou au bureau.»

Thérèse et Nicole Filiatrault font partie des «lutines» qui contribuent à répandre la magie de Noël avec l’initiative du PRAQ. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)

Mission joyeuse

Le renouveau du lieu artistique, jumelé à la participation du PRAQ, a permis de créer une cohésion sociale et artistique. Des gens de divers horizons se sont réunis avec la mission de créer la joie.

«Ce que j’ai bien aimé, c’est de voir des gens qui ne se seraient pas parlé dans d’autres occasions, a laissé savoir Mme Bourdeau. Des personnes âgées à la retraite, une autre entre les études et le travail. Tous ceux qui étaient disponibles de tout âge et de tout intérêt. Mais l’intérêt principal était de créer ensemble. J’ai vu des gens qui ont créé des liens et qui ont fait du bénévolat ailleurs ou qui sont restés en contact.»

Pour elle, il s’agit d’un projet collectif. Et peu importe qu’une personne ait créé 2 ou 400 cartes, elle fait partie de la gang.

Les sœurs Filiatrault ont apprécié avoir croisé des jeunes de 6e année ou des personnes qui sont venues former un petit groupe, chaque semaine, autour d’un but commun, donner au suivant.

Plus qu’un mot

Les cartes, faites à la main, sont toutes uniques. Un message précieux et inscrit dans chacune d’elles.

«Si nos cartes ou ma carte peut faire plaisir à une personne seule, bien tant mieux, reconnaît Nicole. Si je peux lui apporter un peu de réconfort dans le temps des Fêtes, je suis satisfaite.»

Sa sœur avait l’habitude d’amener des cartes de Noël à ses patients à l’hôpital. L’infirmière a ainsi constaté que chaque petit geste peut avoir une importance grande dans la vie des gens.

«Il y a des gens qui ne reçoivent pas de cadeaux; la seule chose qu’ils reçoivent c’est une carte, a rappelé Thérèse. Pour eux autres c’est important. Des patients m’ont déjà dit que le seul petit côté Noël qu’ils avaient, c’était ma carte. D’autres me disaient qu’ils conservaient mes cartes sur leur bureau.»

Cette démonstration de bonheur touchera prochainement sa nouvelle cible alors que les cartes seront distribuées au hasard dans des résidences aux quatre coins de la Ville.

L’initiative du PRAQ a permis de concevoir 2008 cartes qui seront prochainement distribuées dans la communauté. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)