Les employés syndiqués de la Ferme St-Zotique se retrouvent en lock-out ce vendredi matin. L’entreprise Burnbrae a pris cette mesure après que les travailleurs aient déclenché une grève surprise de quelques heures hier soir pour dénouer l’impasse à la table de négociation.

Ceux-ci sont sans convention collective depuis novembre 2025, au terme d’un précédent contrat de travail qui avait été conclu en 2022 à la suite de laborieuses négociations. L’entente conclue alors comprenait notamment des hausses de salaire totales de 15 % à 20 % selon les différents postes.  Le salaire d’embauche avait été rehaussé à 18,81 $ de l’heure.

La présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Ferme St-Zotique–CSN, Régine Sergerie, estime que la partie patronale doit prendre au sérieux ses travailleurs.

« Plutôt que de le faire, il s’entête dans son attitude méprisante en décrétant un lockout. Depuis le début de la négociation, nous avons fait des concessions pour tenter de trouver une voie de passage, dit-elle. Lui, il maintient plusieurs de ses demandes de recul, il engage des agents de sécurité pour faire peur aux salariés et il suspend même des représentants syndicaux. »

Les principaux points en litige dans ces pourparlers concernent le respect de l’ancienneté, la santé et la sécurité du travail ainsi que le salaire.

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, a aussi commenté la situation. Selon elle, « le lockout n’est pas une solution à une négociation qui piétine… la réponse d’un employeur ne peut pas être l’intimidation et le rapport de force unilatéral. La CSN est derrière les salariés de la Ferme St-Zotique et nous appelons l’employeur à lever immédiatement le lockout et à retourner à la table avec une réelle volonté de parvenir à une entente. »

Malgré l’impasse actuelle, les travailleurs se disent déterminés à obtenir une entente négociée.