La première ministre sortante, Christine Fréchette, soutient que l’élection de son parti apaisera l’incertitude économique qui s’est installée avec la guerre tarifaire. Et qui pourrait, toujours selon la cheffe d’Équipe Christine Fréchette – Coalition avenir Québec, perdurer avec l’élection du Parti québécois qui s’engage à tenir un référendum.

La première ministre sortante a fait son annonce économique en compagnie du ministre sortant des Finances et responsable des Infrastructures, Éric Girard, et des candidats locaux Claude Reid (Beauharnois), Marilyne Picard (Soulanges) et Chantal Darcy (Vaudreuil) au restaurant Toujours Mike’ de Salaberry-de-Valleyfield.

«Créer de la stabilité, créer de la prévisibilité, a soutenu l’aspirante première ministre. Ç’a été ça notre approche depuis le tout début de cette guerre tarifaire-là. D’épauler les entreprises. Et non pas de couper les fonds qu’on leur octroie pour les soutenir, pour leur permettre de traverser cette crise-là, comme le proposent le Parti québécois et le Parti conservateur du Québec. On est là pour aider les travailleurs, aider les entreprises.»

La transformation économique que son parti suggère est une synergie entre les entreprises. Mme Fréchette a parlé de moins de prêts ou de subventions aux petites et moyennes entreprises du Québec. Mais une approche de partenariat pour garnir leur carnet de commandes.

Elle a parlé de l’exemple de contrats obtenus par la Davie à Lévis ou Alstom à Saint-Bruno qui ont eu des dividendes pour des entreprises en région.

«Il y a le Groupe Meloche qu’on a soutenu ici, a-t-elle rappelé. On a travaillé en étroite collaboration. C’est un joueur important. Je les ai rencontrés régulièrement quand j’étais à l’Économie. C’est un joueur qui a grandi, qui a fait sa place, qui a eu une reconnaissance par de gros joueurs du domaine aéronautique et aérospatial et ça c’est important parce que c’est un de nos fleurons.»

Claude Reid, candidat dans Beauharnois, a justement discuté la veille avec l’ancien propriétaire, Réjean Meloche. «Il me parlait de l’incertitude que ça pouvait créer ce qu’on vit actuellement et ce qu’on pourrait vivre avec l’élection du Parti québécois, a avancé M. Reid. C’est une entreprise qui a des antennes un peu partout à travers le monde, mais au Québec notamment. Elle a développé une expertise et on ne veut pas la perdre.»

La première ministre sortante était accompagnée de ses candidats Éric Girard, Chantal Darcy, Claude Reid et Marilyne Picard pour son annonce. (Photo Le Saint-François : Eric Tremblay)

L’impact d’un référendum

Les candidats d’Équipe Christine Fréchette – Coalition avenir Fréchette ont aussi brandi l’engagement de tenir un référendum du Parti québécois comme une menace à l’économie.

Christine Fréchette a parlé de l’imprévisibilité qui va planer sur la province. Selon elle, des entreprises pourraient y penser à deux fois avant d’investir dans un agrandissement ou le développement d’une nouvelle usine.

Dans sa campagne, Claude Reid dit être interpelé sur le sujet. «Les citoyens m’en parlent [la tenue d’un possible référendum], a-t-il indiqué. Quand je me promène partout, dans les

réunions où les rencontres que j’ai avec les citoyens, les gens me disent : »on est avec toi parce qu’on n’en veut pas de référendum ». Ça m’est mentionné clairement par les citoyens.»

Claude Reid a laissé savoir que plusieurs citoyens lui avaient parlé de la crainte d’un éventuel référendum lors de la campagne électorale. (Photo Le Saint-François : Eric Tremblay)